Vanessa's speaking.
Il était temps, pensais-je.
Je laissais Hilary parler à son aise de tout ce qui se passait dans la vie privées de nos chères camarades de classes.Espionner les gens avait toujours été sa vocation.
Hilary : Et apparemment, ils baisaient dans la chambre des parents de Bethany!
Je fixais ma meilleure amie par-dessus la table.C'était la veille des vacances d'été.Assises à la terasse du Rive Gauche, le restaurant d'inspiration parisienne du centre commercial King James, nous buvions du vin rouge en comparant Vogue à sa version pour adolescents Teen Vogue, tout en laissant Hilary parler des autres.Sa vocation je vous dis.Je pris une gorgée et remarqua un quadragénaire qui nous observait d'un air concupiscent.
Le Humbert Humert moyen, songeais-je.Mais je me garda bien de le dire à voix haute, Hilary n'aurait pas compris la référence littéraire.Certes j'étais la fille la plus en vue de mon lycée, mais ça ne m'empêchais pas de jeter un coup d'½il aux livres recommandés par notre prof d'anglais surtout l'été quand je paressais au bord de la piscine.Et puis Lolita a l'air délicieusement cochon.Hilary se retourna pour voir ce que je regardais.Un sourire espiègle lui retroussa le coin des lèvres.
Hilary : On devrait lui en mettre plein la vue.
J'écarquilla les yeux.
Vanessa: À trois?
Hilary acquiesça.À trois, nous remontâmes lentement le bas de nos jupe qui ne cachait déjà pas grand chose, et laissâmes apparaître nos culottes.Les Yeux d'Humbert faillirent lui sortir de la tête.Il en renversa son verre de pino sur la braguette de son pantalon en toile.
Humbert (jurant avant de filer aux toilettes) : Et merde!
Hilary (se félicitant) :Joli
Nous jetâmes nos serviettes en papier sur nos salade à laquelle on avait pratiquement pas touché et se levâmes pour partir.Je lança quelque billets sur la table et nous quittâmes le restaurant.À présent direction vodka, musiques et sex.
Hilary : Ce type avait la gaule.
Vanessa (saisissant le poignet d'Hilary) : j'ai envie de faire du shopping avant d'y aller.
Hilary : Tiffany ça te va?
Vanessa: C'est parfait.
nous déambulâmes dans la nouvelle aile du centre commercial, entièrement réservé au luxe.Celle-ci abritait un Burberry, un Tiffany, un Gucci et un Coach, sentait le parfum de Michael Kors et était bondée de ravissantes ados accompagnées de leurs non moins ravissantes mamans.Hilary et moi entrâmes chez Tiffany.La boutique était tout en verre, chrome et lumières blanches qui faisaient encore davantage étinceler les diamants déjà parfaits.Hilary examina les bijoux exposés et se tourna vers moi en haussant les sourcils.
Hilary : Un collier,peut-être?
Vanessa(chuchotant) : Pourquoi pas un bracelet a breloque?
Hilary : Bonne idée.
Nous nous dirigeâmes vers une vitrine et admirâmes un bracelet avec une breloque en forme de c½ur
Hilary (minaudant) : Trop mignon.
Vendeuse: Il vous irait à ravir, il est dans tous les magazines (elle déverrouilla la vitrine pour y prendre le bracelet).
Je donna un petit coup de coude à Hilary.
Vanessa: Vas-y, toi.
Hilary glissa le bracelet à son poignet.
Hilary : il est vraiment magnifique.
La vendeuse se tourna vers une autre cliente.Hilary ôta alors le bracelet et le fourra dans sa poche ─ comme ça, sans raison.Pinçant les lèvres, je héla une autre vendeuse, une jeune fille blonde qui portait un gloss corail.
Vanessa : Je pourrais essayer ce bracelet, celui avec la breloque ronde?
Vendeuse: Bien sûr! (elle le sortit de la vitrine.) j'ai le même.Je l'adore.
Vanessa : Et les boucles d'oreilles assorties.
Vendeuse: Tout de suite mademoiselle.
Hilary s'était dirigée vers la vitrine des diamants.Je tenait le bracelet et les boules dans mes mains.En tout il yen avait pour 350$.Soudain, une nuée de japonaises se ruèrent vers le comptoir désignant toutes un bracelet à breloque ronde.Je leva les yeux aux plafond pour y chercher des caméras de surveillance et vérifia que la porte n'était pas munie d'un détecteur.
Hilary : Vanessa viens voir les Lucida!
J'hésita, le temps ralentit, je remonta mon poignet pour faire disparaître le bracelet sous ma manche.Puis je laissa tomber les boucles d'oreilles dans mon sac au monogramme Vuitton, le modèle Mura kami avec les cerises.Mon c½ur battait la chamade.J'adorais ce moment, celui ou l'adrénaline prenait le dessus, où la tête me tournait, où je me sentais vivante.Hilary m'agita sous le nez sa main ornée d'un solitaire.
Hilary : Tu ne trouves pas que ça me va bien?
Vanessa (lui prenant le bras) : Viens allons en boîte maintenant.
Hilary (protestant d'un air boudeur): Tu ne veux rien essayer?
Hilary faisait toujours traîner les choses une fois nos forfait accompli
Vanessa : Non.Les boîtes de nuit nous appellent.
Hilary (soupirant) : d'accord d'accord.(disant à la vendeuse)Trop petit.
Vendeuse: Nous en avons de plus gros.
Vanessa (la tirant par le bras) : Viens.
D'un geste théâtrale, elle avait ôté la bague et l'avait rendu à la vendeuse.Je sentait le bracelet me mordre légèrement l'avant-bras.Nous devions sortir de là pendant que les japonaises étaient encore agglutinées autour du comptoir et que la vendeuse blonde ne nous prêtait pas attention.Le c½ur battant j'entraîna Hilary vers la sortie.La breloque pendait à mon poignet mais ma manche la dissimulait.J'étais passée maîtresse dans l'art de la fauche.J'avais commencé par piquer des bonbons en vrac au supermarché, puis des CD chez Tower, puis des T-Shirts chez Ralph Lauren ─ et chaque fois, je me sentais un peu plus forte, un peu plus dangereuse.Fermant les yeux, nous franchisâmes le seuil de la boutique et attendîmes que l'alarme sonne.Mais rien ne se produisit.Hilary et moi nous retrouvâmes dehors.Elle me pressa la main.
Hilary : Tu en as piqué un aussi?
Vanessa : Évidement (relevant la manche pour le lui montrer). Et puis ça aussi.
J'ouvris mon sac et désigna les boucles d'oreilles assorties.Hilary écarquilla les yeux.
Hilary : Merde alors!
Je souris.Parfois ça faisait du bien de damner le pion a sa meilleur amie.Pou ne pas tenter le diable, nous nous éloignâmes rapidement de Tiffany, guettant si quelqu'un nous prenait en chasse.Mais je n'entendis rien d'autre que le glouglou de la fontaine et et une version musak de Oops!...I did it Again.
Moi aussi , songa-t-elle.
Vanessa (s'accoudant au comptoir) : Vodka pour moi.
Le barman posa les commandes et partis servir d'autres clients.Je bus mon verre balayant la piste du regard, Hilary était déjà partie danser son verre d'alcool au dessus de sa tête, un trentenaire un peu soul se collait à elle comme s'il voulait la manger.Je partis la rejoindre et nous dansâmes pendant une trentaine de minutes collées à des garçons qui n'attendaient rien d'autre qu'une opportunité de nous prendre dans un coin tranquille et devinez la suite...Je dansais depuis un bon moment avec un beau blond qui me touchait de partout, cet endroit était mon élément, j'avais toujours aimée paraître désirante aux yeux des hommes, le beau garçon me pris à part et m'emmena au fond de la salle, la où se trouvait les toilettes, ma tête tournait déjà après les nombreux verres d'alcool ingurgités, il me fit entrer dans une des toilettes et me sauta là, dans cet endroit petit ou à peine une personne pouvait entrer, je connaissais cette chanson depuis bien trop longtemps pour m'en plaindre.Nous fîmes l'amour là entre les verres d'alcool, les cigarettes et les gémissements des autres filles un peu plus loin.Puis il s'en alla me laissant seule à me regarder devant le miroir.Je remis une touche de maquillage et sortis des toilettes.Il devait déjà être 23H du soir mais l'envie de partir ne se faisait pas sentir encore, je bus toute la soirée et dansa comme une folle.Un jeune homme d'à peu près mon âge, cheveux bruns-blonds et des yeux bleus éblouissants vint se coller à moi.Notre danse se fit plus sensuelle et plus douce que tout les autres, je le regardais sans cesse dans les yeux et l'envie de coller mes lèvres aux siennes montait en moi de plus en plus.j'étais comme absorbée par son regard et lui ne cessait de me caresser les hanches avec ses mains si fines.Fatiguée je le plantais la et partis me resservir une vodka.À ma plus grande surprise le garcon vint s'assoir à côté de moi et commanda une Ketel One.Je planais totalement et n'écoutais qu'à moitié ce qu'il me disait, à un moment, sans m'en rendre compte, je me leva et m'assis sur les genoux du jeune homme, celui -ci me sourit et s'approcha de moi, nos lèvres s'effleurèrent et à ce contact je sentis tout mon corps frissonner,les effets de l'alcool me disais-je.Je fermis les yeux et savoura cet instant merveilleux à goûter aux lèvres de ce garçon si charmant! Il retira doucement ses lèvres et me regarda droit dans les yeux.Ses yeux....Mhhhh c'était comme l'océan pacifique.Il me prit la main et me fis sortir de la boîte.Il m'emmena à sa voiture et me fis entrer, je ne me souvins même pas du trajet, j'étais bien trop occupée à le dévorer des yeux.Arrivée face à sa maison il sortit et vint m'ouvrir la porte, il me porta jusqu'à sa chambre avant de la refermer et de m'allonger sur le lit, il m'embrassa dans le coup avant de remonter à ma bouche, là il me regarda une seconde fois, il était magnifique.Je sauta littéralement sur lui tout en lui retirant ses vêtements, nous fîmes l'amour ─ la deuxième fois en une nuit.Le lendemain matin je fus réveillée par des oiseaux qui chantait.Un horrible mal de tête me transperça le crâne dès que j'ouvris les yeux.J'étais dans le lit du jeune homme d'hier soir.Je le regardais dormir, il paraissait être un ange.Je toucha doucement son torse nu et déposa délicatement mes lèvres dessus avant de me lever tout doucement de me rhabiller et de m'en aller.J'ai toujours fait ça avec d'autres hommes, c'était soit sur place soit chez lui.Mais cette nuit avait été bizarre me paraissait-il.Ce garçon était doux dans ses gestes contrairement aux autres mal qui me défonçait carrément.J'avais été même surprise de la délicatesse de ses gestes, je sortis doucement de sa chambre jetant un dernier regard à ce visage angélique et sortis de l'appartement.8H du matin à ce que je voyais à l'horloge de sa cuisine.Finalement, rien de différent ne s'était produit hier soir.Et ce sera comme ça durant longtemps.
Oui il est long, nous vous l'accordons, mais il a peut être le mérite d'être lu.
Pour notre début dans les fictions nous essaierons de mettre de fréquentes mises à jour.
3 commentaires expressifs pour être prévenus!
La photo n'est pas de nous mais de elle
Bonne lecture. Ines.T et Ines.Y